Trump, la Fed et l’Ukraine : Une semaine surréaliste en 2025
Le monde en 2025 semble osciller entre l’absurde et l’alarmant. Accrochez-vous, car cette semaine, la réalité dépasse la fiction la plus dystopique.
Commençons par l’économie. La Réserve Fédérale Américaine (la Fed), gardienne autoproclamée de la stabilité financière, a maintenu ses taux d’intérêt inchangés lors de sa dernière réunion. Ce qui a véritablement captivé les marchés, ce sont ses prévisions économiques révisées. La Fed anticipe désormais une croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) de seulement 1,7% en 2025, une révision à la baisse par rapport aux 2,1% précédemment projetés. L’inflation, quant à elle, est revue à la hausse, atteignant une moyenne de 2,7% contre 2,5% prévu initialement. En termes simples, la Fed nous prépare à une croissance plus lente et à une inflation plus élevée. Un cocktail détonnant qui met à l’épreuve la crédibilité des banques centrales.
Parallèlement, Donald Trump, toujours aussi imprévisible, a nommé Michelle Bowman, l’une des gouverneurs de la Fed, au poste de superviseur de la réglementation bancaire. Bowman, connue pour son aversion envers les règles trop strictes, devrait adopter une approche plus souple à l’égard de Wall Street que son prédécesseur, Michael Barr. Cette nomination soulève des questions quant à la capacité de la Fed à maintenir une surveillance rigoureuse du secteur financier, surtout dans un contexte économique incertain.
Mais l’économie n’est que la pointe de l’iceberg. Le véritable spectacle se déroule sur la scène internationale, plus précisément en Ukraine. Donald Trump, dans un élan diplomatique pour le moins particulier, s’est entretenu au téléphone pendant deux heures avec Vladimir Poutine. Trump aurait exhorté Poutine à un cessez-le-feu, demande que le dirigeant russe a rejetée. Cependant, Poutine a promis de s’abstenir d’attaquer les infrastructures énergétiques ukrainiennes pendant 30 jours. Une promesse rapidement violée, puisque peu de temps après, la Russie a lancé une attaque majeure contre des infrastructures civiles, y compris des hôpitaux. Une illustration flagrante de la duplicité et du mépris du Kremlin pour le droit international.
Dans la même veine, Trump s’est entretenu avec Volodymyr Zelensky, offrant son aide pour trouver des missiles Patriot en Europe et suggérant que les États-Unis pourraient gérer les centrales nucléaires ukrainiennes pour les protéger de l’agression russe. L’idée de voir les États-Unis prendre le contrôle des centrales nucléaires ukrainiennes soulève des questions de souveraineté et de sécurité d’une ampleur considérable. On peut se demander si cette proposition relève d’une véritable stratégie diplomatique ou d’une simple improvisation.
Enfin, face à cette avalanche d’informations et de crises, il est peut-être temps de prendre du recul. The Economist propose cette semaine une couverture qui vise à apaiser les esprits et à stimuler la matière grise. Au-delà des gros titres sensationnalistes, il est essentiel de réfléchir aux enjeux profonds et aux solutions potentielles pour un monde en proie à l’incertitude. Il s’agit d’aller au-delà de la simple restauration de la santé, et de chercher à augmenter les capacités du corps et de l’esprit. Un programme ambitieux, mais peut-être nécessaire pour naviguer dans les eaux troubles de 2025.
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Cet article a été fait a partir de ces articles:
https://www.economist.com/the-world-this-week/2025/03/20/business, https://www.economist.com/the-world-this-week/2025/03/20/politics, https://www.economist.com/the-world-this-week/2025/03/20/this-weeks-cover, https://www.economist.com/the-world-this-week/2025/03/13/the-weekly-cartoon, https://www.economist.com/the-world-this-week/2025/03/13/business
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