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L’Éclipse Lunaire Totale du 14 Mars 2025 : Spectacle Céleste et Révélations Spatiales

Le 14 mars 2025, une éclipse lunaire totale a offert un spectacle grandiose, mais inégalement visible depuis la France. Seuls les observateurs de l’extrême ouest de la Bretagne, ainsi que ceux de la Martinique et de la Guadeloupe, ont pu apprécier pleinement la Lune rougeoyante au maximum de l’éclipse. Pour les autres, le phénomène est apparu sous forme partielle, la Lune se couchant avant la phase de totalité. Ironiquement, les meilleures vues étaient réservées aux Amériques. Cependant, grâce au partage massif d’images sur les réseaux sociaux, le monde entier a pu admirer ce ballet céleste, une danse cosmique entre le Soleil, la Terre et notre satellite naturel.

Ce phénomène astronomique, résultat d’un alignement parfait Soleil-Terre-Lune, ne se produit pas à chaque pleine lune. La teinte rougeâtre caractéristique des éclipses lunaires totales est due à la diffusion de la lumière solaire par l’atmosphère terrestre. Les longueurs d’onde bleue et verte sont filtrées, laissant passer uniquement le rouge, teignant la Lune de cette couleur fascinante. Pour ceux qui ont raté le spectacle en direct, de nombreuses retransmissions en ligne, notamment par le Virtual Telescope Project et l’observatoire Griffith, permettent de revivre l’événement.

Mais l’éclipse de mars 2025 n’était pas qu’un simple spectacle visuel. Elle a également été l’occasion d’une performance technologique inédite : le robot atterrisseur Blue Ghost de Firefly, posé sur la Lune, a capturé une image époustouflante d’une éclipse solaire depuis notre satellite. Un cliché qui montre la Terre occultant une grande partie du Soleil, ne laissant apparaître que l’effet de « l’anneau de diamant », un phénomène spectaculaire.

L’atterrissage réussi de Blue Ghost, porteur de dix instruments de la NASA, marque une étape importante dans l’exploration lunaire. Ces instruments collectent des données cruciales pour préparer de futures missions humaines sur la Lune, dans le cadre de l’initiative CLPS (Commercial Lunar Payload Services). Parmi les expériences embarquées, on trouve LEXI (Lunar Environment Heliospheric X-ray Imager), un petit télescope étudiant l’environnement magnétique terrestre et son interaction avec le vent solaire. Ses données, corrélées avec celles de NICER (Neutron star Interior Composition Explorer) installé sur l’ISS, amélioreront notre compréhension du climat spatial et de ses impacts potentiels sur les infrastructures spatiales.

Blue Ghost transporte également RadPC (Radiation Tolerant Computer System), fruit d’expérimentations préalables sur l’ISS. Ce système teste la résistance des ordinateurs aux failles causées par les radiations lunaires. Ses résultats sont essentiels pour le développement d’équipements robustes pour les missions en espace lointain. Enfin, LuGRE (Lunar Global Navigation Satellite System Receiver Experiment) a réussi à recevoir des signaux GNSS à la plus grande distance de la Terre jamais atteinte, ouvrant des perspectives pour la navigation lunaire.

Parallèlement à ces avancées technologiques, la recherche scientifique continue d’explorer des questions fondamentales. L’étude de la thrombose veineuse liée aux vols spatiaux, un risque pour les astronautes, a fait l’objet d’une collaboration NASA/ESA. Des analyses des données de l’AWE (Atmospheric Waves Experiment) de l’ISS, qui étudie les ondes gravitationnelles atmosphériques, ont également été publiées. Ces ondes ont des conséquences sur les systèmes technologiques au sol et dans l’espace, en impactant notamment les communications satellites. Ces observations, accessibles au public, ouvrent la voie à de nouvelles recherches sur la prédiction des phénomènes météorologiques spatiaux.

La découverte d’un cratère d’impact vieux de plus de 3,5 milliards d’années en Australie, le plus ancien jamais trouvé, apporte un nouvel éclairage sur la formation des premiers continents terrestres. Cette découverte conforte l’hypothèse d’une implication des impacts météoritiques dans ce processus. Enfin, les sondes Voyager, après près de cinq décennies de voyage, voient leurs instruments progressivement désactivés pour préserver l’énergie. Malgré cette limitation, elles continuent d’envoyer des données précieuses sur le milieu interstellaire, témoignant de la persistance et de l’importance de ces missions pionnières.

L’éclipse lunaire du 14 mars 2025 n’était donc pas un simple événement astronomique ; elle était le point de convergence de multiples explorations scientifiques et technologiques, un rappel vibrant de notre insatiable curiosité et de notre détermination à percer les mystères de l’Univers et de notre place au sein de celui-ci. Cet article a été fait a partir de ces articles: https://www.numerama.com/sciences/1926097-voici-les-photos-les-plus-grandioses-de-leclipse-totale-de-lune-du-14-mars-2025.html https://www.numerama.com/sciences/1923821-comment-suivre-en-direct-leclipse-lunaire-totale-du-14-mars-2025.html https://www.engadget.com/science/space/fireflys-blue-ghost-lander-snapped-an-incredible-pic-of-a-solar-eclipse-from-the-moon-180231560.html?src=rss

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